Généralités sur le Diabète Insulino-Dépendant

1- Données épidémiologiques:                           

Le Diabète, au sens large, affecte environ 120 millions de personnes dans le monde. La prévalence des différents diabètes varie selon les pays. Les diabètes touchent préférentiellement les pays occidentaux d'Europe du Nord, le Canada, les États-Unis, et beaucoup moins 1'Afrique et l'Inde.

- Le Diabète de type 2:

Il est, de loin, le plus fréquent. Sa prévalence est de 3 à 4 % de la population en France, et 5 à 6 % aux États-Unis. Le mode de vie occidental (sédentarité, alimentation hyper calorique), favorise sûrement la survenue de ce type de maladie. A La Réunion, la fréquence de ce type de diabète est évaluée a 7,8 %.

- Le Diabète de type 1 ou Diabète insulino-dépendant (DID):

Le DID, qui regroupe environ 10% des personnes atteintes de diabète, est donc numériquement la forme la plus rare des diabètes, mais c'est aussi la plus grave. Sa prévalence est inférieure ou égale a 3/1000 en moyenne dans tous les pays, avec toutefois un gradient mondial décroissant Nord Sud et Ouest Est. Les valeurs les plus élevées se retrouvent aux États-Unis, en Grande-Bretagne, en Finlande, et en Suède (Reunanen et al., 1982). En France métropolitaine, les chiffres sont de l'ordre 0,32/1000, c'est-à-dire bien inférieurs à ceux des pays précédemment cités. Une étude épidémiologique effectuée en France métropolitaine en 1991 a révélé une incidence annuelle de la maladie autour de 7 par an pour 105 habitants.

A La Réunion, on a d'abord cru que la prévalence du DID était supérieure à celle de la Métropole. En réalité, le nombre d'enfants et d'adolescents de moins de 19 ans atteints de DID recenses à La Réunion correspond tout a fait à la prévalence du DID en Métropole.

2- Physiopathologie du Diabète Insulino-Dépendant (DID):

Le diabète existe donc sous deux formes principales: le diabète de type 1, qui évolue à terme vers une insulino-dépendance stricte (DID), et le diabète de type 2, le plus souvent non-insulino-dépendant (DNID) qui survient en général après 1'âge de quarante ans.

- Le diabète de type 2 associe a part variable des anomalies de l'insulino-sécrétion et de 1'insulino-sensibilite avec une susceptibilité génétique faisant le lit des facteurs d'environnement.

- Le diabète de type 1, est une maladie chronique d'origine auto-immune qui frappe des sujets jeunes, aussi bien les femmes que les hommes, indépendamment de leur régime alimentaire. Il est également appelé diabète maigre ou diabète de 1'enfant.

C'est du diabète de type 1 dont il sera question ces travaux. Pour des raisons de commodité il sera nomme DID.

3- Description clinique du DID:

Le DID est du a une incapacité du pancréas a secréter une quantité suffisante d'insuline, hormone indispensable a la régulation de la glycémie. Cette insuffisance d'insuline circulante est le résultat d'une destruction sélective par un processus auto-immun, des cellules béta des îlots de Langerhans du pancréas. Ce processus aboutit à un déficit hormonal dont la conséquence majeure est une hyperglycémie qui expose le diabétique à de multiples complications cardio-vasculaires, rénales et oculaires. Le diabète accélère notamment la formation des plaques d'athérome, ce qui a pour effet d'augmenter ainsi, non seulement les risques d'infarctus du myocarde, mais aussi la probabilité d'hypertension artérielle et d'accident vasculaire cérébral.

La maladie débute le plus souvent, de façon brutale. Elle est diagnostiquée par la survenue d'une glycosurie, d'une cétose ou, dans le pire des cas, d'un coma acido-cétosique, cause de mortalité initiale non négligeable. Le DID est fréquemment associé à d'autres maladies auto-immunes telles que la myasthénie, l'anémie de Biermer ou la maladie d'Addison.

Au niveau morphologique, l'on assiste a une réduction importante du pancréas qui porte sélectivement sur les cellules secrétant l'insuline, c'est-à-dire les cellules béta des îlots de Langerhans. Lorsque le diabète a évolué pendant plusieurs années, les îlots de Langerhans sont à peine visibles: on parle alors d'îlots pseudo-atrophiques.

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